26 avril 2020

Une vie

 

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A l'âge pur

On ne balance

En cadence...

 

A l'âge dur

On manigance

En violence...

 

A l'âge mûr

On se repense

En silence...

 

 

 

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20 avril 2020

Le féminin sacré

 

 

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          Depuis la nuit des temps, l'animal en nous a dominé le monde. Masculin sacré perverti. Féminin sacré endormi. Chasse au mammouth, chasse aux assaillants, conquêtes de territoires, armement, guerres, massacres...         

          Nous vivons dans le culte de la protection contre l'ennemi extérieur. Nous brandissons les poings. Nous exhibons notre force. Nous menaçons. Nous cherchons à intimider l'autre. Nous avons commencé pré-ados en cour de récréation et nous avons continué toute une vie, tout un siècle, tout un millénaire, toute une histoire de la Terre.

          L'objet de notre attention et de notre obsession est extérieur. Pas de vie intérieure sinon cette peur que l'on ne veut pas voir. Pas de valeurs humaines sinon la ruse, la stratégie de trahison, la soif de pouvoir et de possession : la peur ! Peur de perdre, peur d'être dominé, écrasé, peur d'être faible, peur de disparaître, de ne pas être aimé ou considéré, peur de mourir. L'ego !

          Et voilà que nous arrivons à un grand tournant de l'humanité.

          L'imposant mammouth s'est transformé en une petite bête microscopique et invisible. Pas de chars, de blindés, de porte-avions, de missiles ni de bombes qui vaillent ! L'ennemi est nulle part et partout à la fois, et nous sommes aveugles. Il nous nargue, nous destabilise, nous effraie, nous rend impuissants. Où est passée la belle assurance masculine ? Où sont la force, le courage, la prestance de l'homme "moderne"? Confiné, forcé à l'inactivité, il se met à réfléchir...

          Il y a une petite voix à l'intérieur qui susurre doucement : "Moi, je connais la solution". Le féminin sacré est-il en train de se réveiller de son long, très long sommeil...? C'est l'Ame en nous, la divinité en nous, écrin de vérité, source intarissable de force intérieure et de certitude. Elle a conscience en ses capacités. Illuminée par l'Esprit qui la traverse, elle est toute puissance (mais pour cela, les pensées et les émotions perverses ne doivent pas assombrir l'Esprit).

          Un mammouth ou un virus, ce sont des jouets pour elle. Sa confiance est absolue. Elle sait que le nectar qui coule dans ses veines est inaltérable. Tout se passe à l'intérieur. Pouvoir alchimique de transformation. Pouvoir de neutralisation. Elle est le Maître de son corps, le Maître de sa vie. Tout le travail de germination s'accomplit de l'intérieur !

          Mais le masculin sacré devra aussi se réveiller, car c'est lui qui dirige l'action vraie. Il devra s'appuyer sur la base du féminin sacré pour accomplir son rôle. C'est la voix de son intuition qui lui indiquera à chaque fois la parole juste, le sentiment juste, le mouvement juste, le bon chemin à prendre.

         

 

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19 avril 2020

Maladies et science médicale

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Quelques aphorismes de sri Aurobindo :

 

"Nous rions du sauvage parce qu'il a foi en le sorcier-guérisseur, mais l'homme civilisé est-il moins supersticieux avec sa foi en les docteurs ? Le sauvage constate qu'en répétant une certaine incantation, souvent il guérit d'une certaine maladie : il a confiance. Le malade civilisé constate qu'en s'administrant certains remèdes selon certaine ordonnance, souvent il guérit d'une certaine maladie : il a confiance. Où est la différence ?

Ce n'est pas tant les remèdes qui guérissent que la foi du malade en le docteur et en les médicaments. L'un et l'autre sont de maladroits succédanés de la foi naturelle en notre propre pouvoir personnel - qu'ils ont détruit."

                                                                                  

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"Il fut un temps où l'homme était naturellement en bonne santé, et il pourrait revenir à cette condition première si on le lui permettait ; mais la science médicale poursuit notre corps avec une innombrable troupe de drogues et assaille notre imagination par des hordes de microbes voraces.

Les médicaments guérissent le corps (à moins qu'ils ne le détraquent tout simplement ou l'empoisonnent) seulement si leur attaque physique contre la maladie est soutenue par la force de l'esprit ; si l'on peut faire agir cette force librement, les médicaments deviennent aussitôt superflus."

 

                                                                                 

 

 

 

 

                                                                            

 

 

 

 

 

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17 avril 2020

Dialogue avec mon corps

En ces temps "coronavirusiens" de panique généralisée, il semble plus que jamais conseillé de pratiquer la méditation ou tout moyen de relaxation afin de déloger ces émotions perverses et pensées négatives qui submergent beaucoup de gens. La peur attire ce que nous redoutons, c'est la loi universelle d'attraction. Alors efforçons-nous, dans la mesure du possible, de ne pas alimenter les comportements inconscients ! Le confinement nous donne cette occasion.

Voici une expérience vécue il y a quelques années...

 

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Moi : Je viens, heu... pardon, nous venons, toi et moi, d'avoir une bonne séance de relaxation. Mon ventre, c'est-à-dire toi, mon ventre, tu as eu une expérience incroyable ! Tu as grondé et gazouillé tellement le relâchement des tensions a été intense. Alors, je te demande, mon corps, pourquoi tu trembles ainsi, à présent.

Corps : J'ai eu peur. Je m'étais habitué à tes angoisses, tes tensions. Je gérais. Maintenant, tu as destabilisé quelque chose en moi. J'ai perdu mes repères. Sur quoi vais-je m'appuyer pour continuer à travailler ? Mets-toi à ma place, j'ai l'impression que tu as vidé tout l'espace. Moi, j'étais habitué à fonctionner avec toute cette population grouillante. Je la contrôlais. Maintenant que tu as fait place nette, que tout le monde m'a deserté d'un seul coup, je me retrouve comme un hôtel sans clients ou une maison sans meubles.

Moi : Mais rassure-toi ! Tu ne comprends pas que tous ces indésirables : ces colères, ces peurs, ces méfiances, ces angoisses, étaient néfastes pur moi et pour toi aussi ?

Corps : Non, je ne me rends pas compte. Moi, je faisais face, c'est tout. J'ai toujours cherché à t'aider. Tu es le chef. Si tu les  laissais entrer, je pensais que tu avais de bonnes raisons pour cela. Je ne me pose pas de questions. Je suis à ton service.

Moi : Alors, je te dois des explications, mon corps. Tu sais, je ne suis pas l'être parfait que tu crois. Si je laisse entrer tous ces vilains personnages, c'est parce que je suis encore un mauvais chef, un chef trop faible pour être capable de te protéger. Mon rôle est de te protéger. Et ton état normal est justement celui-ci, celui que tu vis en ce moment, débarrassé de ses impuretés après la séance de relaxation qui a permis de les chasser. C'est parce que je ne suis pas encore assez vigilante ni compétente qu'ils se permettent d'entrer sans frapper, de pénétrer et d'envahir ton territoire. Ce sont des intrus qui ne font que nous perturber. Ils ne peuvent rien apporter de positif.

Corps : Si tu me le dis, je veux bien te croire. Mais alors, quel est mon nouveau rôle ? Je dois me recycler. En serai-je capable ?

Moi : Bien sûr que tu en es capable puisque Dieu t'a créé pour ça. Ta véritable fonction est de veiller à la bonne marche de toutes les parties qui te composent. Lutter contre les intrus est nécessaire mais ce n'est pas ta fonction première, tout comme le rôle d'un château-fort n'est pas de faire la guerre aux assaillants en permanence. Dorénavant, je te promets de t'aider plus efficacement. Je ferai le guet. En attendant, tu peux te reposer un peu, prendre des vacances.

Corps : Des vacances ? Je ne sais pas ce que c'est. J'en ai entendu parler, mais en serai-je capable ?

Moi : Tu me fais penser à ces retraités qui, après une vie professionnelle hyperactive, se sentent désoeuvrés et perdus au lieu de savourer le calme et la tranquillité qui leurs sont enfin offerts ! C'est ma faute. Je ne t'ai jamais donné de vacances. Je suis un patron indigne. J'ai abusé de tes capacités de résistance. J'ai beaucoup exigé de toi et tu ne m'a jamais trahie. Je ne t'ai pas toujours bien traité : alimentation fantaisiste, tabac, manque d'exercice, sommeil insuffisant, pollution... qui ont parfois jalonné la route. J'ai compté sur toi pour que tu compenses toutes mes indélicatesses. Et tu ne m'as jamais menacée, jamais abandonnée, tu ne m'as jamais fait sombrer dans la maladie. Je salue ton courage et ta force. J'admire ton abnégation. Je te dois des vacances car, outre le plaisir de me servir, tu ne connais pas vraiment le délice de vivre, tout simplement. Je dois te faire connaître le bien-être absolu : le plaisir de ne rien faire, la joie de ne rien avoir à faire.

Corps : Le plaisir de ne rien faire ? Mais c'est de la paresse ! Je ne veux pas être paresseux, quelle horreur !

Moi : Tu n'es pas paresseux. Tu l'as prouvé, non ? Combien de preuves te faut-il encore ?

Corps : Mais je vais m'ennuyer !

Moi : Connais-tu l'Amour ? On ne s'ennuie jamais quand on ressent l'Amour. Il nous remplit, nous submerge, nous dynamise à l'infini.Si tu vis cela, tu éprouveras même parfois la douleur de trop aimer.

Corps : Ca, c'est nouveau pour moi... Bien sûr, je n'avais pas le temps de m'occuper de ces choses, tu penses !

Moi : Mais, tu sais, moi aussi j'ai peur de ne pas savoir gérer cet Amour. Quelquefois, Dieu le met dans le coeur d'une manière si intense qu'il reste bloqué là et qu'on ne sait pas quoi en faire, on ne sait pas comment le répandre, alors ça devient douloureux.

Corps : Je n'y avais pas prêté attention... Mais ne t'inquiète pas, nous nous aiderons mutuellement. Après tout, nous sommes les meilleurs amis du monde !

Moi : Oui, les meilleurs amis du monde ! A notre future collaboration ! A ta santé !!!

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08 avril 2020

L'homme après l'homme

 

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Satprem disait déjà :

 

"On n'est pas dans une crise morale, on n'est pas dans une crise politique, financière, religieuse. On est est dans une crise évolutive. On est en train de mourir à l'humanité pour naître à autre chose.

Alors tout est cassé -partout- tout est horrible -partout. Même dans les splendides cités américaines si confortables. C'est la même barbarie partout. Et il faut qu'on arrive au moment où la conscience vire dans une autre dimension.

On est au même point où à un certain moment de l'évolution, il a fallu passer d'une respiration branchiale à une respiration pulmonaire ou bien on axphyxiait. C'est ça qui se passe.
Un homme ne commence à être que quand il arrive au rien total de ce qu'il est, de ce qu'il croit, de ce qu'il pense, de ce qu'il aime. Quand on arrive à ce rien complet, alors il faut que quelque chose soit ou on meurt.

Moi, j"ai connu ça dans les camps de concentration. Il n'y avait plus rien. Tout était cassé, brisé. Il n'y avait rien à quoi s'accrocher. Alors quand il n'y a rien, qu'est-ce qu'il reste ? Quand tout s'écroule, qu'est-ce qu'il reste ? Il y a un centre de force, d'être. Il y a quelque chose qui reste et c'est ça la clé. C'est quelque chose qui est chaud, puissant, qui n'a pas de mots, qui est l'être, qui est ce qu'on est. 

Tout est cassé pour nous obliger à arriver à cet instant humain où l'on est ce qu'est l'homme réellement. C'est ça la réalité humaine. Ca n'a pas de nom. Ca n'a pas de nom mais c'est une force. Et personne ne peut toucher ça.

Et c'est le maillon évolutif. C'est ça qui fait qu'on passera ailleurs dans une espèce moins tragique et moins ridicule. C'est cette réalité qui a la puissance de passer à une prochaine étape. Ce n'est pas nos philosophies, nos religions, nos politiques. Est-ce que la philosophie du poisson l'a jamais aidé à devenir un amphibien ? Est-ce que la religion du dinosaure l'a jamais aidé à devenir un mammifère ?

Alors, ce n'est rien de ce que nous connaissons qui nous aidera à traverser. Ce n'est pas Karl Marx, ce n'est pas le Pape. Ce n'est personne. C'est simplement cette chose qui est l'être pur de ce qu'on est, qui est comme le vrai battement de coeur. Alors ça oui, ça passe. Parce que c'est la seule réalité.
Et alors maintenant, le fait mondial, c'est qu'on casse toutes nos idées, tous nos sentiments, toutes nos moralités. On nous fait cette grâce. On est mis à nu pour trouver la chose qui peut survivre. La chose qui est créatrice. Parce que, quand on est dans ce point d'être, on comprend que c'est la force créatrice qui peut tout changer.

Seulement, ce n'est pas une affaire individuelle, l'évolution. Il faut que l'humanité, globalement, soit amenée à ce point irrévocable, ce point où tu es ou tu n'es pas."

 

(extrait d'un entretien avec Satprem dans le film de David Montemurri : l'homme après l'homme)

 

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03 avril 2020

Divinité intérieure

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Dévotion

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02 avril 2020

Foi profonde

                                                                                     Jésus

         

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Pureté et simplicité

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01 avril 2020

Joie et paix dans les coeurs !

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